Festival out door d’Hammamet: Les ergs de sable, une fresque où tout s’accommode

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Pour chanter le Sahara, il fallait révéler ce qu’il a d’intime et de secret à offrir. C’est ce que nous a livré hier le spectacle « Les ergs de sable » présenté dans le cadre du volet out-door de la 53è édition du FIH.  Conçu dans un style contemporain d’après une mise en scène de Hafdeh Zallit, la pièce, composée de sept tableaux chorégraphiques, chante la vie dans le désert avec sa faune et sa flore. Le public, a répondu présent à cette invitation pour se plonger dans le mythique, le naturel, pour voyager à travers le gestuel à la découverte du  désert, synonyme de sérénité et de fureur, de limpidité et d’opacité, de loyauté et de trahison. Le metteur en scène a pu restituer par le jeu des acteurs-danseurs, la richesse de la palette de couleur ocre du Sahara, de ses oasis verdoyantes et de ses villes baignées dans les couleurs du soleil.

C’est une pièce où le pouls du temps bat à un rythme mystérieux, celui du ses mystères, mythes et couleurs. Les scènes suspendues ont offert les instants de grâce nécessaire à happer le public. Le message est paradoxal ; seule l’étendue aride et hostile du désert peut se faire terre d’accueil, protectrice et libre.

Les tableaux chorégraphiques, interprétés magistralement par des danseurs habiles sont des tantôt envoûtants tantôt cruels. Les figures de danse étaient belles et les lumières foisonnantes à l’instar  des paysages ensablés du désert.

« Les ergs de sable » fut une fresque où tout s’accommode : l’homme et les constellations, les éperviers et le relief, le sable et l’eau. Musique, danse et poésie, étaient les éléments qui ont forgé l’œuvre. Ce fut un appel envoutant par le biais de la danse qui transcende le temps, les lieux et les lois.

 

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