AVEC UNE FORTE BAISSE DE LA PRODUCTION, LES ORANGES  DEVRAIENT ÊTRE PLUS CHERES CETTE ANNÉE

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Le Cap Bon demeure la première région du pays où on cultive les oranges. Certaines qui sont vertes refusent l’injure des ciseaux, d’autres arrivent à maturité. Le calibre et l’aspect permettent d’ores et déjà d’affirmer que ces fruits arrivent à maturité. Loin de la surproduction, les arbres fruitiers et arbustes ont donné deux fois moins d’agrumes cette année. La production une baisse de 50% cette saison  affirme Béchir Aouanallah, le Président de l’union locale de l’agriculture et de la pèche à Beni Khalled en raison des conditions climatiques notamment la pénurie des eaux et l’augmentation de leur  taux de salinité  et la vétusté des réseaux de distribution.. Ceci sans oublier le  vieillissement des arbres, la hausse des coûts de production par rapport à la baisse des prix de vente. Le Cap Bon demeure la première région des agrumes du pays avec plus de 85% de la production nationale. Les autres vergers de Jendouba,Bizerte, Béja, Ben Arous,l’Ariana et Manouba produisent 15% de la production. Malgré l’évolution du rendement de 7,5 tonnes à l’hectare en 1966 à 16 T/ ha en 2000, la productivité du verger agrumicole reste encore en deçà du niveau souhaité de 30 t/ha. ..La production nationale d’agrumes oscille entre 350 et 450 mille tonnes. Côté exportation, la Tunisie exporte en moyenne 25 à 30 mille tonnes. Plusieurs variétés de nosagrumes sont demandées  sur les marchés extérieurs tels que la Valencia Late et le citron, mais l’orange  maltaise spécifique au pays reste de loin la variété la plus prisée. La Tunisie, premier exportateur mondial de l’orange maltaise demi-sanguine, exporte essentiellement vers la France qui reçoit plus de 90% du volume exporté. Cependant, en comparant les prix à l’exportation des agrumes tunisiens avec ceux de l’Espagne et du Maroc, on remarque que les prix tunisiens sont toujours supérieurs. A cet effet, Il y a lieu de signaler que les agrumes sont menacés par la perte de leur importance sur le marché français, malgré qu’il y ait encore une certaine appréciation des maltaises tunisiennes, raison pour laquelle s’avère la nécessité de préserver cette image de marque et de la renforcer à travers des actions appropriées en matière de politique d’exportation. Le marché local pourrait réduire considérablement le coût du conditionnement et par conséquent améliorer la compétitivité à l’exportation. Une organisation de ce marché peut ainsi engendrer l’amélioration des recettes des producteurs. D’où la nécessité de diversifier les marchés d’exportations, d’atteindre de nouvelles niches de marchés, non pas avec des transactions sporadiques mais beaucoup plus régulières afin d’assurer des recettes d’exportation plus durables.

Kamel Bouaouina

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