Houssem Ben Azzouz, président de la Fédération Interprofessionnelle de tourisme tunisien   « Nous attendons à une bonne reprise en 2018 .

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Pouvez-vous nous dresser un bilan pour 2017 ?

Le secteur retrouve sa bonne santé . Les nuitées touristiques connaissent en effet une augmentation. Les marchés traditionnels commencent à bouger . Les touristes européens reviennent lentement, mais sûrement en Tunisie. Les Français, les anglais , les Scandinaves, les Allemands et désormais les belges reprennent le chemin de la Tunisie. Un vent d’optimisme semble souffler sur la région et il n’est pas près de s’arrêter.Après une telle et si longue rupture, le tourisme tunisien redémarre de nouveau avec des augmentations à deux chiffres pour ses principaux paramètres : arrivées, nuitées et recettes en devises. La compétitivité du produit et surtout l’amélioration notable de la situation sécuritaire et la levée des restrictions  sont à la base de cette reprise générale dont les effets se font ressentir sur tous les secteurs de l’économie du pays et dans toutes les régions du territoire.

Comment booster plus le marché français ?

Les signes de reprise des flux touristiques français   en direction de la Tunisie ne cessent de se confirmer.En témoignent les résultats réalisés au cours des huit premiers mois de 2017 qui ont connu l’arrivée de 400 000 touristes français enregistrant ainsi une évolution de 46,7% par rapport à la même période de 2016.Toutefois l’écart entre 2017 et 2014 reste négatif puisqu’en 2014 les Français ont atteint le nombre de 538 000.En 2014, plus de 538 mille touristes français ont choisi la Tunisie pour leurs vacances. Autant dire que le marché français demeure d’une grande importance pour le tourisme tunisien.

Et le marché anglais ?

La clientèle anglaise  revient  à petits  pas mais il lui faut quelques années pour retrouver ses meilleures performances. Il faudra, tout d’abord mettre à sa disposition des sièges avion, ce qui n’est pas évident et lui assurer un bon produit. De l’autre côté et pour attirer une clientèle à forte valeur ajoutée, il faudrait améliorer notre image sur ce marché  auprès des TO anglais notamment  Thomas Cook et TUI

Comment s’annonce 2018 ?

La reprise se consolide pour 2018 .  Mais nous devrons nous y préparer. C’est extrêmement important pour pouvoir nous adapter au tourisme de demain. La balle est dans notre camp pour faire ce que nous avons à faire pour révolutionner notre tourisme et l’inscrire dans son temps et l’orienter pour les besoins et les attentes de la clientèle européenne. Nos  professionnels sont –ils appelés à mettre à niveau leur produit.  C’est  vrai que le produit est en train de se détériorer faute de maintenance et rénovation des parcs hôtelier et roulant. Une véritable stratégie de mise à niveau du secteur est nécessaire pour remettre le produit aux standards internationaux et attirer une autre clientèle et éviter le dumping et le bradage des prix. Si on veut un autre tourisme, il faudra investir  dans la rénovation, la formation et  la diversification. La qualité coûte et la qualité se paye. Le tourisme est une lutte permanente pour la qualité et  pour la valeur ajoutée . Pour cela, il faut mettre à la disposition des professionnels  une ligne de crédit pour innover leurs unités et leur parc roulant

 Que pensez-vous de l’ouverture du ciel ?

 Aujourd’hui, grâce à l’ouverture du ciel et la prolifération des compagnies low-cost, le touriste pourra planifier ses vacances et ses visites. Tous les pays touristiques facilitent cette approche en développant le low-cost. Le touriste veut son indépendance. C’est dire que l’open Sky est devenu une réalité. L’ouverture du ciel aérien est un fait certain en Tunisie. Cet open-sky ne fera que renforcer la concurrence féroce déjà enclenchée par les compagnies charters. Plusieurs clients choisissent de plus en plus leur destination en fonction d’un prix et le low cost s’impose si on veut booster la destination et consolider nos flux touristiques de l’Europe vers la Tunisie. Nous attendons l’instauration de l’open sky . Le système du ciel ouvert ne représente aucune menace pour la pérennité de Tunisair .il est temps d’ouvrir notre ciel sinon on veut remplir nos hôtels

 Finalement quel est le bilan de votre Fédération depuis sa création en mars 2016 ?

Notre Fédération qui réunit actuellement 281 membres privilégie une approche thématique du tourisme plutôt qu’une approche sectorielle, et incite les différents opérateurs du secteur à mieux se connaître et mieux collaborer entre eux. La fédération, constituée d’ une vingtaine de groupements professionnels, dirigés par des présidents élus par leurs pairs, a pour objectif de défendre efficacement leurs intérêts spécifiques et communs. Notre  syndicat se veut porteur d’une nouvelle vision du secteur touristique et ne cesse de contribuer à la diversification du secteur touristique

                                                    Kamel Bouaouina

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