La chanteuse tunisienne Bouchra Said « Lorsqu’on est un artiste, on doit pouvoir s’internationaliser »

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Chanteuse tunisienne aux mille facettes, la jeune Bouchra Said revient avec un vidéo clip envoûtant et une grande tournée musicale en Europe

Tout d’abord, quand et comment t’es-tu intéressée à la musique ?

Bouchra : J’ai commencé à chanter depuis l’âge de 5 ans . On peut dire que j’avais un don. Pas seulement pour la musique, mais pour l’expression. Depuis l’enfance, je dessine, je m’exprime. J’aime aussi les arts, c’est de la créativité pour moi. La musique était intime pour moi et je la voyais comme une passion.

Quelle place tient la musique dans ton parcours ?

J’ai été très vite passionnée pour la musique et pour le chant plus particulièrement. Après avoir effectué mon premier concours de chant, je n’ai jamais cessé d’enchaîner les projets et j’ai pris un réel plaisir à chanter devant mon public. De plus, j’ai a pu partager des moments inoubliables avec de grandes personnalités de la chanson tunisienne et arabe. J’ai toujours adoré chanter depuis que je suis toute petite. Entre 15 et 20 ans, j’ai fait des chœurs et des refrains pour des groupes. Ça me permettait de chanter. À un moment, j’ai eu de plus en plus envie de faire quelque chose de sérieux. Je me suis rendu compte que j’ai du talent. J’ai commencé à apprendre tout de ce qu’il y a à savoir dans le métier de chanteur. L’écriture d’un texte, la composition, l’interprétation scénique. J’ai tenté ma chance à Star Club au Liban en 2004. C’est mon décollage. Avec 10 chansons dans son répertoire, je commence à voir grand. Le compositeur algérien Fadhel Enoubli m’a composé un tube  » Rêves perdus » En 2016, j’ai pris part au grand festival du jasmin de Montréal aux côtés de Mohamed Jebali et Chahrazed Helal. Bochra. Je suis sollicitée pour prendre part à des festivals locaux et j’ai brillé lors de la ma dernière tournée en Europe où j’ai cartonné en Allemagne, en France, en Suisse et en Suède .


Et si tous nous présente votre dernier vidéo clip ?
Je viens de sortir mon vidéo clip en Allemagne intitulé « Tazalana Watradhina » un duo avec le chanteur irakien Abou Cheikh, selon une production de Chourchoufane Seddik.

Vous avez chanté en Europe, au Canada et en avril en Suède . Est-ce un moyen de promouvoir la chanson tunisienne?

Lorsqu’on est un artiste, on doit pouvoir s’internationaliser. Je suis partie en 2017 en Allemagne, en France et en Suisse pour des raisons artistiques, parce que je pense que ce que je fais peux toujours s’améliorer. Mon idéal est de porter mon projet le plus loin possible. Cela a toujours été un défi de promouvoir aussi la musique tunisienne et de s’ouvrir sur de nouvelles expériences musicales.. D’ailleurs j’ai eu toujours des contacts avec des musiciens arabes en Amérique et en Suède et je compte prendre part en avril à un festival maghrébin à Malmo

Est ce que vous êtes sollicitée par les radios tunisiennes?

Il est très difficile d’y accéder mais j’ai fait du forcing. J’essaye de m’imposer en faisant la promotion de mon nouvel vidéo clip . J’ai enchaîné plusieurs émissions de radio, où l’on passe mes chansons quand je suis interviewée.

Quels sont les artistes qui vous ont inspiré ?
J’écoute tout, j’aime la bonne musique. En Tunisie, pas mal d’artistes de renom et bien d’autres m’ont inspiré.

Quelles sont les difficultés auxquelles vous-êtes confrontée ?

Les difficultés ne manquent jamais, mais on fait avec. Car en Tunisie, nous n’avons pas de promoteurs, ni de manageurs, encore moins de producteurs. C’est nous-mêmes artistes qui nous débrouillons. Si tu trouves d’aide, ils te demanderont d’abord des moyens financiers avant de t’accompagner.

Entretenez-vous des relations amicales avec les autres artistes ?

Oui, bien sûr. J’entretiens beaucoup de relations avec les autres artistes, je suis en amitié avec presque tous les artistes, les anciens comme les nouveaux. On s’entend très bien, tout va pour le mieux entre nous.

Qu’est-ce que vous pensez de la musique de nos jours?
C’est difficile à dire parce que le problème ce sont les circuits de distribution. Je crois qu’il y a de nos jours, comme de tout temps, énormément de talents. Le problème c’est que les circuits de distributions sont tels que vous n’y avez pas forcément accès. Alors, ce qui est génial avec internet c’est que je peux toucher des millions et des millions de personnes.

Votre mot de la fin ?

Je salue tous mes fans et leur promets que bientôt, de nouveaux morceaux seront sur le marché. Je remercie aussi tous ceux qui me soutiennent de loin comme de près.

Kamel Bouaouina

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