Bac 2018: le choix des épreuves, le rachat et les fraudes

0

Le ministre de l’éducation Hatem Ben Salem, veut s’attaquer aux problèmes à leur racine en procédant à une innovation du système éducatif en Tunisie. Il  a indiqué dimanche à Radio Med, que  le ministère de l’Education et la Fédération générale de l’enseignement secondaire est en passe d’être résolue . Le ministre de l’Education a souligné que les négociations entre le ministère  et le syndicat de l’enseignement secondaire se poursuivent pour résoudre les questions en suspens. Il a précisé que le syndicat a plusieurs revendications dont la suppression de la loi des finances,  l’actualisation des primes spécifiques et la révision à la baisse de l’âge de départ à la retraite, un statut particulier spécial, le doublement des primes de correction des examens  en plus d’autres primes spéciales. Je laisse à l’opinion publique la liberté de juger du sérieux ou pas de ces revendications. Pour sa part, le ministère n’a jamais fermé les portes du dialogue et demeure totalement à l’écoute du corps enseignant et de ses représentants. Le ministère n’a pas resté les bras croisés depuis trois ans. Il alloué plus  580 millions de dinars  aux enseignants de 2015 à 2017 pour leur promotion et l’augmentation de leurs salaires soit 200 millions de dinars en un an. A propos du doublement  de  la prime de promotion, le ministre a souligné  que  multiplier cette prime nous coûtera 285 millions de dinars.

Pour un enseignement de qualité

 Les priorités absolues du ministère de l’éducation pour la période à venir sont l’adoption d’une nouvelle approche pour la réforme éducative basée sur quatre points essentiels qui sont le temps scolaire et la réduction des heures de cours, l’élaboration d’une stratégie de formation des cadres de l’éducation, l’intégration des nouvelles technologies dans le système éducatif outre le développement des activités culturelles, sociales et sportives. Le ministre de l’éducation a relevé des insuffisances se rapportant à la faiblesse du rendement des institutions éducatives, la prédominance de l’aspect quantitatif dans les programmes scolaires, la faiblesse des acquis des élèves. Nos écoles souffrent de massification « Nous sommes à 2 millions d’élèves .Ce chiffre passera à2,9 millions en 2030. Nous pensions que le croît démographique allait entraîner une baisse du nombre des élèves mais c’est le contraire qui s’est produit. Et là il faut engager une réelle réforme éducative pour subvenir aux besoins de ces éléves. L’objectif essentiel, à l’avenir, c’est de faire en sorte que notre système éducatif procure une éducation de qualité. Ce que nous constatons c’est la faiblesse du niveau des élèves. On voit nombre de matières enseignées mais les résultats ne suivent pas. Nous sommes aujourd’hui en train de revoir un certain nombre de choses après avoir diagnostiqué une faiblesse de niveau qui n’est pas acceptable au vu des investissements de l’Etat. Le leitmotiv, le mot d’ordre général de la réforme est la qualité des programmes. La mise à niveau et la formation continue des enseignants se feront à longueur d’année . Un  enseignant non formé ne pourra pas assurer même si on mettait à sa disposition les meilleurs programmes du monde. C’est dans cette optique que nous travaillons actuellement à un plan de remise à niveau des enseignants et des établissements éducatifs qui, eux, garantissent une formation adaptée à l’élève. L’objectif de la réforme doit aussi être la réduction des inégalités face à la réussite. Adapter les pédagogies aux besoins des élèves, accompagner chacun dans son projet et ses apprentissages, développer des compétences variées, tels est notre feuille de route cette année.

Restauration dans les écoles :   Création d’une banque alimentaire scolaire nationale

« Réviser le programme actuel d’alimentation scolaire et de le développer, c’est l’objectif du ministère de l’éducation. Mais avant, il faudra faire le point de la situation et surtout mettre le cadre adéquat pour une nutrition saine et salubre visant la préservation de la santé des enfants scolarisés, ce qui est en cours d’achèvement. » a indiqué le ministre.  Et d’ajouter « Nous sommes en train d’ élaborer un  programme d’alimentation scolaire durable de haute qualité au sein du système national de sécurité sociale, conformément aux normes internationales de qualité des repas scolaires. Le souci de mon département est de promouvoir la qualité des prestations offertes aux élèves dont les cantines scolaires . Le ministère œuvre à améliorer la qualité des repas et à assurer un menu équilibré et sain à tous les élèves quelles que soient leurs catégories sociales. D’où  la création d’une banque alimentaire scolaire nationale avec la contribution du ministère de l’éducation et quelques grandes sociétés. En effet, des zones de stockage relevant de cette banque seront créées à travers l’ensemble de la République dont la gestion sera assurée par les services de l’éducation concernées dans chaque région.Il s’agit, en outre, de donner la personnalité juridique aux écoles de plus de 600 élèves et de rassembler les écoles qui accueillent un nombre d’élèves limité dans  limité dans des complexes dont les budgets seront gérés par un administrateur juridique ».

                                                            KB

 La suppression du rachat, le  bac et le master

En prévision des examens du baccalauréat 2016 en Tunisie, le ministre de l’éducation Hatem Ben Salem a indiqué que « tous les centres d’examen tunisiens seront équipés d’appareils de brouillage d’instruments électroniques (téléphones, tablettes, kites, smartphones…) pour empêcher les tentatives de fraude. Plusieurs bacheliers tunisiens ont essayé de tricher aux cours des années précédentes en utilisant discrètement leurs téléphones portables, en consultant le web ou en se faisant dicter des réponses à l’aide d’oreillettes bien camouflées. Ces choses là ne passeront plus. Le candidat ne pourra plus entrer avec son portable au centre d’examen. S’il passe cette obligation, il est accusé de fraude. En cas de flagrant délit de fraude ou tentative de fraude, le candidat sera interdit  de participer à tout examen du bac  pendant 5 ans ». A propose de la préparation des épreuves d’examen ,le ministre a précisé que lui et le directeur des examens nationaux  choisissent ces épreuves présentées par une commission  pour chaque épreuve . A propos du rachat, le  ministre de l’Education, Hatem Ben Salem, a révélé que « l’ex président Ben Ali était sur le point de supprimer les 25% de l’examen du Baccalauréat, n’eût-été la révolution de 2011 » .Ben Salem a rappelé que l’expérience de master professionnel n’est pas la première du genre en Tunisie en allusion au concours d’accès du cycle de formation pour un master professionnel en science de l’éducation (CAPES). « Nous avons  lancé un concours intitulé « Concours d’accès au cycle de formation pour un master professionnel en sciences de l’éducation » Nous n’avons jamais parlé de recrutement immédiat après l’admission à ce concours. Cependant, les candidats retenus ne voient pas la chose de la même manière. Ils ont protesté et ont revendiqué le recrutement immédiat refusant de se soumettre à un master de deux ans. La période de formation est devenue indispensable en raison des faibles résultats obtenus par les candidats admis au concours. Cette formation sera divisée en formation théorique de 3 mois et en formation pratique de 9 mois. Les participants à cette formation bénéficieront d’une indemnité de 400 dinars et de la couverture sociale. Un délai de neuf jours de 1 au 9 mars a été fixé pour l’inscription. Passé ce délai, chacun assume sa responsabilité » a insisté le ministre qui lance un appel à ces candidats pour  prendre part à cette formation » Le  ministre de l’Education  a annoncé officiellement dans les prochaines semaines, l’instauration du bac professionnel. Ce baccalauréat permettra aux élèves des sections de formation professionnelles de poursuivre, éventuellement, des études supérieures dans leur spécialité.

Partager.

Comments are closed.