Premier Sommet Africain à Hammamet : La Finance islamique africaine à l’ère numérique 

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Présentée ainsi comme une alternative au système financier mondial frappé par une « crise d’éthique », la finance islamique  tente d’apporter une autre vision du commerce et de l’investissement en se basant principalement sur le principe de partage des pertes et des profits, la prohibition de l’intérêt et l’adossement de tout financement à des actifs réels. Ceci pourrait permettre d’augmenter la discipline financière et d’introduire plus de stabilité dans le système. Les banques islamiques ont intégré les dernières avancées en matière de banque digitale. Les solutions de banque à distance sont déjà proposées à la clientèle .Les perspectives dans ce domaine sont prometteuses en Afrique. Le taux de développement de cette catégorie de finances évoluera de 5% actuellement à 10% à l’horizon de 2023.. C’est dans ce cadre que s’inscrit le premier sommet africain de technologie de la finance islamique (SAIFI), sous le signe « l’industrie financière islamique africaine à l’ère numérique » tenu  les 16 et 17 mars à Hammamet .

Ce sommet  organisé en coopération avec le groupe de la Banque islamique de développement (BID), et plus précisément avec la Société islamique pour le développement du secteur privé (SID), en étroite coordination avec l’Association tunisienne de finance islamique, est une occasion  du  lancement de la première plateforme i-Trade pour la gestion de la liquidité des institutions financières islamique avec la technologie Blockchain, ainsi que le lancement du premier incubateur (Social FinTech Incubator) et du fonds African (Social Fintech Fund) pour accompagner et soutenir les entrepreneurs et les Startups et leur permettre de s’intégrer dans le secteur économique.

 Le continent africain connait un bouleversement de son écosystème financier. Aussi  comme l’a signalé Zied Laadhari, ministre  du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, a souligné que  « ce sommet  d’Hammamet se tient alors que de grandes mutations sont en train de se réaliser dans le digital et l’économie numérique. Ce sommet est une opportunité pour favoriser la transition numérique et contribuer à améliorer l’industrie de la finance islamique à l’échelle locale et africaine. La concurrence et la compétitivité imposent une amélioration de la qualité des services et une diminution du coût des transactions financières .A l’instar des pays dits développés, le digital s’impose sur le continent comme un précieux domaine de création de valeur ajoutée. Le monde arabe et l’Afrique partagent plusieurs caractéristiques dont notamment  le développement récent et rapide de leurs systèmes bancaires et financiers dans une démarche de croissance externe et novatrice qui leur confèrent une certaine proximité.. Le développement du système bancaire pourrait également profiter à la banque islamique, déjà présente depuis plusieurs décennies sur la région subsaharienne.  Les pays arabes et africains pourraient créer une plateforme qui constituera un espace de débats, d’échanges et de contacts susceptibles de les rapprocher . Les deux parties sont conscientes de l’importance et la nécessité de s’approprier les nouvelles technologies et les introduire dans le développement de leur économie  numérique »

Prendront part à ce sommet 120 participants représentants de firmes technologiques, d’institutions financières et de décideurs africains. Ce sommet comportera des workshops et des présentations des derniers produits de technologie financière dans le domaine de la banque et de l’assurance (Insurtech), du commerce international et de la microfinance ». Il  sera suivi par d’autres rencontres semblables en novembre prochain au Sénégal et en Algérie.Les travaux de ce sommet seront axés sur trois grands axes relatifs à la nouvelle génération des techniques technologiques financières, les perspectives africaines en plus du financement islamique à l’ère des technologies financières entre les aspirations et les défis.

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