Environnement: Menaces sur  le littoral de Tazerka

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La sabkhet  de Tazarka fait partie du chapelet de lagunes et Sebkhas occupant les parties basses de la plaine littorale de la façade Est du Cap Bon. Cette Sebkha disposée parallèlement à la ligne de rivage, apparaît comme une forme de piégeage entre deux cordons. Elle a une forme allongée et orientée Nord-est, Sud-ouest, parallèlement au rivage. Elle s’étend du nord au sud, de la ville de Tazarka jusqu’au environ de l’embouchure de l’oued Dharoufa sur une longueur d’environ 2,5 km. La superficie de cette Sebkha est d’environ 0.649 km2 . Elle est séparée de la mer par un cordon littoral dont la largeur varie de 100 à 250 mètres. Cette sebkha est menacée par la pollution .Les écologistes et les défenseurs de la nature tirent la sonnette d’alarme sur une catastrophe environnementale de grande envergure, sur le littoral de Tazarka qui pourrait se répercuter sur l’ensemble de la biodiversité. Les protecteurs de l’environnement reviennent à la charge  en mettant en garde contre l’avancée exponentielle de la pollution vers la plage submergée par les eaux polluées provenant des abattoirs de volailles qui ont envahi la sebkha de Tazarka dont les eaux commencent à hausser.

Il est vrai que la  plage  de Tazerka est une des plus belles du pays. Encore vierge elle est encore sauvage et préservée. Un brin de Polynésie qui a dérivé en Méditerranée. Aujourd’hui plusieurs estivants profitent de ce paradis. Sa forme particulière est fort appréciée vue depuis un parachute ascensionnel avec une mer comme nulle part ailleurs. La côte longe une très belle plage de sable blanc et fin. A chaque endroit ses découvertes et ses ravissements. Tazerka possède un attrait exceptionnel. C’est un lieu pittoresque qui invite à la détente au bien-être et aux découvertes, en témoignent ces estivants. Mais il n’ y a pas que cette belle plage à Tazerka, il y a aussi la sebkha qui est devenue un véritable dépotoir où s’accumulent anarchiquement divers déchets ménagers et ordures de tout genre,. Le problème s’est posée tel un véritable casse-tête pour les habitants qui risquent de se priver de leur plage cet été . Ces habitants, visiblement à bout de patience face à cette situation, n’ont d’ailleurs pas manqué de crier leur désarroi face à un état des lieux des plus déplorables, dû à une situation désastreuse en matière d’hygiène. Ces déchets ne passent pas inaperçus. Au milieu de la sebkha, un décor pas très reluisant s’offre au regard de tout passant. Epluchures, plumes de poulets et autres détritus dégagent une odeur nauséabonde. La sebkha de Tazerka est décrétée zone humide d’importance internationale (Ramsar), une convention à laquelle adhère notre pays depuis 1980. Et pourtant, cette zone reconnue d’importance internationale n’est pas malheureusement pas à la hauteur de cet honneur écologique. Son écosystème, si fragile, risque de disparaître à jamais. La société civile a tiré la sonnette d’alarme pour attirer l’attention des décideurs afin de protéger cette zone des agressions et des atteintes à son écosystème.Le ministre des Affaires locales et de l’environnement, Mokhtar Hammami, a effectué une visite d’inspection à la sebkha et à trois abattoirs de volailles qui constituent, d’après les autorités municipales de Tazarka, le principal facteur de pollution de la sebkha et ses environs.Dans une déclaration à Radio Med, la secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires locales et de l’Environnement Basma Jebali a indiqué qu’il a été décidé de soumettre trois abattoirs à un contrôle continu par l’Agence Nationale de Protection de protection du littoral, obligeant les propriétaires de ces abattoirs à mettre en place des stations de traitement de leurs eaux polluées reliées à l’ONAS. Concernant, les autres usines de vêtements jean, elles ont été appelées à se doter de stations de traitement  obéissant aux normes internationales

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