Rush timide sur les boucheries : Viandes  inabordables !

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Ramadhan de cette année ne déroge pas à la règle en matière de hausse des prix des années précédentes. L’accès aux boucheries au 4ème jour du mois de Ramadhan était quasiment impossibleLe prix des viandes rouges a de tout temps observé une courbe ascendante.. Ce qui est cependant surprenant, c’est plutôt de trouver des bouchers qui proposent le kilo de ce produit  à des prix abordables. En dépit de la disponibilité et de l’abondance de toutes sortes de viandes rouges de consommation, il reste que leurs coûts sont assommants, ce qui n’est pas pour rassurer le modeste consommateur qui se retrouve dans l’impossibilité de consommer de la viande rouge fraîche pendant le mois de Ramadhan.

Cette situation suscite des interrogations. Entre 27 et 30 dinars le kg de viande ovine, et  24et 27 dinars la viande bovine, les prix des viandes varient d’une boucherie à l’autre parfois sans raison.  « La hausse est bien là. Elle a connu une augmentation de quelques dinars. « C’est trop cher », nous dit  qui ne cache pas sa surprise devant la flambée des prix de viande. « Du jamais vu, les prix grimpent. Ma bourse ne me permet pas d’acheter chaque jour de la viande. C’est devenu inaccessible » dit-elle. Certains consommateurs paraissent hésitants : « c’est impensable » se lamente un cadre de banque « mais oui, c’est la loi du marché. » Il y en a dans la foule qui vient à titre de spectateurs. Partout, le même spectacle : prix gonflés et offre abondante ! Qu’importe, le régal vaut bien les sous. Il est vrai que l’’intervention des intermédiaires dans la commercialisation des viandes a fait que les prix ont augmenté. « Notre marge de bénéfice est très infime et la flambée ne dépend pas de nous», a déclaré un boucher questionné sur les raisons de l’augmentation des prix.

 

Pour faire face à la cherté de ces prix, beaucoup de consommateurs se sont rabattus sur la viande congelée et celle du poulet ou de la dinde. Interrogés sur les raisons de cette hausse, les bouchers  ont été  unanimes  et ont affirmé que la forte demande durant les premiers jours de chaque ramadhan était à l’origine de cette flambée, estimant que les prix connaîtront une baisse dès la deuxième semaine du mois sacré. Encore une fois, les responsables en charge de cette filière choisissent les solutions conjoncturelles. L’essentiel pour eux est d’assurer la régulation de la viande pendant le mois sacré alors que le problème se pose toute l’année et ne date pas d’aujourd’hui. Le marché de la viande a toujours été déréglé même si les prix n’ont jamais été aussi élevés que cette année.

 

Les solutions à prendre devraient donc être profondes et toucher tous les facteurs de l’amont à l’aval. Des points de vente du producteur au consommateur ont été crées  proposant  la côte de boeuf, faux filet avec os à  23,000 dinars; le rumsteck, tende de tranche, tranche de grasse, noix, gite, foie de veau à 24,000 dinars; le Filet à  28,000 dinars et l’agneau à 24 dinars. Mais ces  prix demeurent toujours chers, voire inaccessibles pour certains ménages

Kamel Bouaouina

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