A Kasserine, le bonheur de Hala Mansri, sixième en poche avec une moyenne de 19,45

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Elle est heureuse et elle a raison de l’être. La jeune fille de Kasserine s’est distinguée en obtenant une moyenne de 19,45 au sixième. Elle s’appelle Hala Mansri. Ses parents, ses amis, ses voisins… Tout le monde parle de son brillant succès. Ambiance.

« Je ne m’attendais pas à avoir autant, je savais que j’allais avoir la mention très bien, mais 19,45, non c’était une surprise ! Je m’attendais à  18, tout au plus. » dit-elle . Ses notes sont excellentes : 20 en maths, 20 en sciences naturelles, 18,25 en arabe, 19 en français et 20 en anglais

Mais alors, comment devient-on un crack en matières scientifiques mais aussi en littérature ? «, le travail, le sérieux ; l’assiduité .Mes instituteurs à l’école « l’Elite » Monjia Hajji, Mokhtar Ghodhbani, Mourad Marouani, Jamel Bouazzi et Mabrouka Arfaoui ont  joué un grand rôle. Ils étaient  exceptionnels, très proches de moi »  note-t-elle.  Hala cartonné lors des épreuves de calcul s. Ses notes au sixième en maths et sciences coulent de source : 20/20. Sa moyenne annuelle : 19,50 .Qui dit mieux !

Ses parents lui ont aussi donné depuis belle lurette le goût  au travail, à  la lecture et aux débats contradictoires. «On a toujours aimé discuter à la maison», résume cette jeune féministe.

. Hala, dont le papa Imed Mansri est un fonctionnaire à la municipalité de Kasserine  et la maman est une cadre dans la délégation régionale de l’enseignement de Kasserine se «considère comme une privilégiée». «Mes parents ont fait des études, ils sont  cultivés. Ils me suivent et m’encadrent. Tout ça, c’est un facteur de réussite», reconnaît-elle. Ses frères Bayrem en 2ème année secondaire et sa sœur Jana en 2ème année primaire sont d’un grand apport « Ils me soutiennent jusqu’au bout »

Pour être au top à l’école, elle a sa propre philosophie. «Il faut toujours chercher à faire mieux tout en gardant une dose d’humilité. Bien sûr, on doit avoir une certaine confiance en soi, pour ne pas se laisser bouffer par le stress et perdre ses moyens. Mais même si on échoue, ce n’est pas la fin du monde. Moi, je ne pense jamais que tout est acquis», insiste-t-elle. Elle travaille et  elle est autonome depuis sa première année . «Mes parents ne m’ont jamais mis la pression.» En revanche, ils n’ont eu de cesse de la valoriser. «Ils sont fiers de moi» savoure-t-elle. Et d’ajouter  . «Je travaille beaucoup, mais avec le plaisir de découvrir toujours plus»

Pour atteindre l’excellence, pour se démarquer, Hela a misé sur «l’originalité» et «la créativité». « Les cours particuliers, juste à l’école. Pas de cours privés à l’extérieur «  dit-elle

Son parcours la conduisait naturellement vers le lycée pilote de Kasserine «J’ai envie de suivre des études scientifiques. Mon souhait devenir  plus tard urologue pour soigner ma mère qui souffre d’une insuffisance rénale   »

En ce moment, elle se détend. Elle dévore les livres, les revues.  Elle ne se «fixe pas de limites »résume ce crack de 11 ans qui ne cesse de cartonner dans ses études

Kamel Bouaouina

 

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