Les lettres de noblesse de la gastronomie tunisienne de Jacob Lellouche

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Bkaila, Akod, Tajin… la cuisine tunisienne est affaire de patience et de tradition. Depuis des générations, les recettes sont transmises de mère en fille, un héritage qui résiste tant bien que mal à la popularité grandissante de la malbouffe et de la cocotte minute, souligne Abdelaziz Hali, directeur du site « Mangeons Bien ».

Toutes les saveurs de cette cuisine tunisienne aux mille et une facettes sont réunies dans ce livre du grand cuisinier Jacob Lellouche,  « Lettres de Noblesse de la gastronomie tunisienne » co-écrit avec Lizzie Brami et Ghassen Nafti, et publié avec la complicité de Dar Dhekra. Cet ouvrage vient d’être présenté vendredi 22 novembre dans le cadre des activités  culturelles du club Inner Wheel Hammamet Néapolis en collaboration avec le site « Mangeons Bien » dans le beau cadre de l’hôtel les jasmins à Nabeul

Jacob nous  invite à un voyage gourmand et nous  révèle les meilleures recettes  juive, musulmane et chrétienne  pour enfin découvrir  une cuisine familiale, conviviale, parfumée et subtile, très facile à préparer au quotidien. Des recettes, toutes les bases, des infos sur les ingrédients et les ustensiles, les gestes incontournables, des astuces. Cuisinez tunisien, c’est easy ! « J’ai donc voulu mettre par écrit les recettes de ma mère, de ma belle-mère et d’autres que l’on m’avait données.  Il n’ ya pas de religion dans la cuisine .J’ai voulu parler dans presque 200 pages des cuisines juive, Chrétienne et Musulmane. La gastronomie est quasiment la même, c’est juste que les noms changent . La richesse du patrimoine culinaire tunisien est présente partout, du petit déjeuner jusqu’au dessert. Au delà des spécificités, il existe des parentés entre les cuisines juive, musulmane et chrétienne »avoue Jacob .

Et d’ajouter « Je me situe plus dans l’urgence de conserver une certaine tradition culinaire tunisienne, dit-il. Il faut écouter les vieilles femmes, Il y a des secrets de famille. La cuisine des pauvres est aussi très intéressante. Les mères nourricières du pays. Ce sont elles nos historiennes. Elles ont préservé ces plats de fête, ces plats de deuil, ces plats préparés pour chaque événement, en les faisant évoluer au rythme du temps, au rythme des régions. Chaque fête, un fark ou  un Aïd a sa cuisine .La cuisine, c’est la culture, alors j’aborde la cuisine d’un point de vue pratique, en recherchant des recettes délicieuses et en les perfectionnant, puis en les écrivant pour que le lecteur puisse les reproduire facilement tout en  veillant  à fournir le maximum de détails pour que tout un chacun puisse s’approprier les bases de la cuisine tunisienne.

Ce «brassage des civilisations», a façonné une cuisine féconde de mélanges, de produits, de traditions. Déjà, Jacob rêve de nouveaux livres, de nouvelles rencontres, de nouvelles saveurs. D’autres projets sont en cours avec son Association « Dar Dhekra » dont « Oouled Sanafa »

                 Kamel Bouaouina

Photos Rached Berrazagua

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