L’orchestre symphonique  tunisien du théâtre de l’opéra ouvre le bal au « Sahriyet été 2020 » à Hammamet 

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L’orchestre symphonique  tunisien du théâtre de l’opéra  sous la conduite de Mohamed Bouslama,  a ouvert samedi 25 juillet 2020 la manifestation « Sahriyet été 2020 à Hammamet » sous la direction de Mohamed Bouslama dans une ambiance festive et très conviviale.

Cette soirée d’ouverture avait un parfum tout particulier dans la mesure où elle s’inscrivait dans le cadre de la célébration du 63ème anniversaire de la proclamation de la République et de la relance des activités culturelles dans toutes les régions du pays, après la longue période de confinement due à la propagation du Coronavirus à l’échelle mondiale.

Les 85 instrumentistes, ont  invité le public  pour un long voyage musical à travers les envolées passionnantes de la musique classique. La danseuse Oumaima Manaii a rendu un hommage poignant à feu Nejib Ben Khalfallah disparu il y a quelques jours seulement. Entre héritage musical et compositions contemporaines, ces  virtuoses    ont ébloui l’assistance  venue découvrir cette musique authentique. Ils swinguaient ce soir une musique à la fois recueillie et exaltante en nous offrant un grand show en couleurs. Les plaintes du violon, du saxophone, de la guitare et de la contrebasse, la batterie au rythme saccadé, toute cette harmonie pour exprimer cette musique symphonique avec au programme « Marche militaire » de Schubert, suivie de « Bella vita militar » de Mozart et de « Standchen » de Schubert

Doté d’une voix douce et imposante, Ahmed Rebai et Abir Derbel  ont fait vibrer  le public en interprétant  « Mawtini » du poète palestinien Ibrahim Touqan, « Ardhi Attayiba » de Saber Rebai, « Ghabet Chams Al Hak » et « Ana Betnaffes Horriya » de Julia Boutros.  La voix  d’Ahmed Rebai domine aisément l’orchestre qui ne se contente pas d’être un simple accompagnement, ou elle se fait murmure d’une intense musicalité. La musique, il l’a vit avec son corps. Aussi à l’aise, Abir Derbel  a su allier  vivacité  et savoir-faire vocal . Sa présence scénique,  ainsi que sa belle voix bien timbrée a ébloui l’assistance. Un  timbre de vrai chanteuse, une technique bien maîtrisée, qui permet les multiples inflexions et nuances exigées par l’art de la mélodie. Résultat : une soirée agréable et homogène de bout en bout.

 Pratiquement à chaque air, les deux chanteurs  mettaient toute leur énergie et toute  leur sensibilité. Ils  ne laissaient t personne indifférent lorsqu’ils  chantaient en duo « Ajyal wara Ajyal » une chanson tirée de l’opérette « Al Helm Al Arabi » et  « Ghenaya Lik . Leur timbre clair communique une élégante palette de couleurs.

Que de bonheur d’entendre aussi le jeu des violonistes et leurs improvisations, soutenus par ce duo.. Une symbiose totale avec le public. Les deux chanteurs ont  a ravi leurs  fans avec des mélodies très différentes, traversées par le sentiment amoureux, la contemplation, la tristesse…

 Le grand maestro Mohamed Bouslama aime cet ensemble dans lequel il se fond lui aussi pour communiquer, avec ferveur, fièvre et passion, précision, toute l’âme d’une juste interprétation partagée. Passionnant est cet orchestre symphonique tunisien du théâtre de l’opéra  qui n’en finit pas d’embellir et de nous séduire

                                                                          Kamel Bouaouina

photo Berrazagua

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